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Ce que François Hollande veut mettre en place pour les chômeurs seniors



ALAIN JOCARD / AFP

François Hollande, le 31 octobre 2014 à Paris

SOCIAL - Le président a annoncé jeudi la mise en place d'une allocation et d'un contrat aidé pour les demandeurs d'emploi seniors...



«Je ne peux pas accepter qu'une personne de 60 ans vive avec 500 euros par mois.» Lors de son grand oral sur TF1 jeudi soir, François Hollande a annoncé deux mesures pour permettre aux demandeurs d’emploi seniors de rompre avec la précarité. 20 Minutes fait le point.



Une hausse du chômage des seniors de 11,1% en un an



Les deux annonces du président surviennent alors que le chômage des seniors a progressé de 11,1% sur un an. Plus de 800.000 demandeurs d'emploi avaient plus de 50 ans en septembre. Le gouvernement espérait limiter la casse avec son contrat de génération, mais la solution n’a pas fonctionné: 31.000 contrats ont été signés la première année alors que l’objectif était de 75.000.



Une allocation pour ceux qui ont suffisamment cotisé



Ce que le président a dit: «Pour les personnes qui ont leur droit à la retraite, elles auront une prestation pour aller jusqu'à la retraite».



Ce que ça veut dire: Certains chômeurs âgés de 60 ans ont cotisé le nombre de trimestres nécessaires pour obtenir leur retraite à taux plein mais ils n'ont pas encore atteint l'âge officiel de la retraite, désormais fixé à 62 ans. Pour faire la jonction entre la fin de leurs droits au chômage et leur retraite, ces personnes auront donc accès à une allocation.



Qui a longtemps existé, sous le nom de l'Allocation équivalent retraite (AER). Elle avait été supprimée en janvier 2011 par le gouvernement Fillon, plongeant dès lors des milliers de seniors dans une situation financière difficile. Début 2013, le gouvernement Ayrault l’avait partiellement rétablie, et rebaptisée Allocation transitoire de solidarité (ATS), pour les générations nées en 1952 et 1953. Hollande veut donc étendre cette ATS à la génération née en 1954.



Le contrat aidé pour ceux qui n’ont pas assez cotisé



Ce que le président a dit: «Soit les entreprises prennent des seniors car vous apportez à l'entreprise tout ce que vous avez appris de la vie. (…) Pour les personnes qui n’ont pas leur droit à la retraite, elles auront un contrat aidé en plus de l'ASS, l'allocation de fin de droit».



Ce que ça veut dire: La mesure s’adresse aux seniors qui sont au chômage, qui arrivent en fin de droit mais qui n’ont pas assez cotisé, ni atteint l’âge légal de la retraite.



L’idée, c’est de leur offrir un emploi «soit dans l'entreprise, soit dans une collectivité», en faisant en sorte que leur salaire soit financé par l'Etat. Les seniors pourront cumuler cette rémunération avec leur Allocation de solidarité spécifique (ASS), qui est ouverte à tous chômeurs de plus de 50 ans en fin de droit.



Céline Boffrs



ALAIN JOCARD / AFP

François Hollande, le 31 octobre 2014 à Paris

SOCIAL - Le président a annoncé jeudi la mise en place d'une allocation et d'un contrat aidé pour les demandeurs d'emploi seniors...



«Je ne peux pas accepter qu'une personne de 60 ans vive avec 500 euros par mois.» Lors de son grand oral sur TF1 jeudi soir, François Hollande a annoncé deux mesures pour permettre aux demandeurs d’emploi seniors de rompre avec la précarité. 20 Minutes fait le point.



Une hausse du chômage des seniors de 11,1% en un an



Les deux annonces du président surviennent alors que le chômage des seniors a progressé de 11,1% sur un an. Plus de 800.000 demandeurs d'emploi avaient plus de 50 ans en septembre. Le gouvernement espérait limiter la casse avec son contrat de génération, mais la solution n’a pas fonctionné: 31.000 contrats ont été signés la première année alors que l’objectif était de 75.000.



Une allocation pour ceux qui ont suffisamment cotisé



Ce que le président a dit: «Pour les personnes qui ont leur droit à la retraite, elles auront une prestation pour aller jusqu'à la retraite».



Ce que ça veut dire: Certains chômeurs âgés de 60 ans ont cotisé le nombre de trimestres nécessaires pour obtenir leur retraite à taux plein mais ils n'ont pas encore atteint l'âge officiel de la retraite, désormais fixé à 62 ans. Pour faire la jonction entre la fin de leurs droits au chômage et leur retraite, ces personnes auront donc accès à une allocation.



Qui a longtemps existé, sous le nom de l'Allocation équivalent retraite (AER). Elle avait été supprimée en janvier 2011 par le gouvernement Fillon, plongeant dès lors des milliers de seniors dans une situation financière difficile. Début 2013, le gouvernement Ayrault l’avait partiellement rétablie, et rebaptisée Allocation transitoire de solidarité (ATS), pour les générations nées en 1952 et 1953. Hollande veut donc étendre cette ATS à la génération née en 1954.



Le contrat aidé pour ceux qui n’ont pas assez cotisé



Ce que le président a dit: «Soit les entreprises prennent des seniors car vous apportez à l'entreprise tout ce que vous avez appris de la vie. (…) Pour les personnes qui n’ont pas leur droit à la retraite, elles auront un contrat aidé en plus de l'ASS, l'allocation de fin de droit».



Ce que ça veut dire: La mesure s’adresse aux seniors qui sont au chômage, qui arrivent en fin de droit mais qui n’ont pas assez cotisé, ni atteint l’âge légal de la retraite.



L’idée, c’est de leur offrir un emploi «soit dans l'entreprise, soit dans une collectivité», en faisant en sorte que leur salaire soit financé par l'Etat. Les seniors pourront cumuler cette rémunération avec leur Allocation de solidarité spécifique (ASS), qui est ouverte à tous chômeurs de plus de 50 ans en fin de droit.



Céline Boff, le 31 octobre 2014 à Paris

SOCIAL - Le président a annoncé jeudi la mise en place d'une allocation et d'un contrat aidé pour les demandeurs d'emploi seniors...



«Je ne peux pas accepter qu'une personne de 60 ans vive avec 500 euros par mois.» Lors de son grand oral sur TF1 jeudi soir, François Hollande a annoncé deux mesures pour permettre aux demandeurs d’emploi seniors de rompre avec la précarité. 20 Minutes fait le point.



Une hausse du chômage des seniors de 11,1% en un an



Les deux annonces du président surviennent alors que le chômage des seniors a progressé de 11,1% sur un an. Plus de 800.000 demandeurs d'emploi avaient plus de 50 ans en septembre. Le gouvernement espérait limiter la casse avec son contrat de génération, mais la solution n’a pas fonctionné: 31.000 contrats ont été signés la première année alors que l’objectif était de 75.000.



Une allocation pour ceux qui ont suffisamment cotisé



Ce que le président a dit: «Pour les personnes qui ont leur droit à la retraite, elles auront une prestation pour aller jusqu'à la retraite».



Ce que ça veut dire: Certains chômeurs âgés de 60 ans ont cotisé le nombre de trimestres nécessaires pour obtenir leur retraite à taux plein mais ils n'ont pas encore atteint l'âge officiel de la retraite, désormais fixé à 62 ans. Pour faire la jonction entre la fin de leurs droits au chômage et leur retraite, ces personnes auront donc accès à une allocation.



Qui a longtemps existé, sous le nom de l'Allocation équivalent retraite (AER). Elle avait été supprimée en janvier 2011 par le gouvernement Fillon, plongeant dès lors des milliers de seniors dans une situation financière difficile. Début 2013, le gouvernement Ayrault l’avait partiellement rétablie, et rebaptisée Allocation transitoire de solidarité (ATS), pour les générations nées en 1952 et 1953. Hollande veut donc étendre cette ATS à la génération née en 1954.



Le contrat aidé pour ceux qui n’ont pas assez cotisé



Ce que le président a dit: «Soit les entreprises prennent des seniors car vous apportez à l'entreprise tout ce que vous avez appris de la vie. (…) Pour les personnes qui n’ont pas leur droit à la retraite, elles auront un contrat aidé en plus de l'ASS, l'allocation de fin de droit».



Ce que ça veut dire: La mesure s’adresse aux seniors qui sont au chômage, qui arrivent en fin de droit mais qui n’ont pas assez cotisé, ni atteint l’âge légal de la retraite.



L’idée, c’est de leur offrir un emploi «soit dans l'entreprise, soit dans une collectivité», en faisant en sorte que leur salaire soit financé par l'Etat. Les seniors pourront cumuler cette rémunération avec leur Allocation de solidarité spécifique (ASS), qui est ouverte à tous chômeurs de plus de 50 ans en fin de droit.



Céline Boff

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