Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

le livre vise au fond à désacraliser une pure croyance religieuse, puisque comme il le dit d’emblée : “La croissance est la religion du monde moderne”. Elle est “l’élixir qui apaise les conflits, la promesse du progrès indéfini”. L’enjeu de la réflexion de Daniel Cohen consiste à nous dégriser et à déconstruire cette fausse promesse, sans pour autant renoncer au désir infini qu’elle charrie : une société plus juste, à défaut d’un monde plus riche. “Il faut admettre que la croissance matérielle s’éloigne, et essayer de s’engager dans cette ère nouvelle de bonheur (psychologique, immatériel), parier que le progrès tout court n’est pas devenu une idée morte”

LINKCNIOR

Dans son nouvel essai “Le monde est clos et le désir infini”, l’économiste Daniel Cohen affirme qu’au lieu d’espérer un retour impossible de la croissance, il s’agit de réinventer un modèle social plus protecteur.

ADVERTISEMENT

Par-delà la sphère encore marginale des militants obtus de la “décroissance”, la majorité des économistes eux-mêmes ont compris depuis des années que le mythe d’un retour de la croissance tient du pur fantasme, de la vraie démagogie, voire de la névrose obsessionnelle

Fin de la video dans 18 secondes

Les politiques – François Hollande en tête –, faute d’avoir le courage de le reconnaître, ne sont pas à la hauteur de l’enjeu, c’est-à-dire capables d’esquisser le modèle d’une société solidaire malgré une croissance faible.

L’illusion du progrès indéfini

Le premier constat assez désenchanté que dresse l’économiste Daniel Cohen dans son nouvel essai Le monde est clos et le désir infini part de cet angle mort : comment peut-on aujourd’hui construire un modèle économique vertueux dont la croissance ne serait pas le moteur principal ? Comment se priver des pouvoirs magiques d’une machine économique déréglée depuis au moins trente ans ? Comment ne pas faire pour autant le deuil de l’idée de progrès en réussissant à en redéfinir les critères, à les réajuster à de nouvelles priorités ?

Tournant autour de ces questions, le livre vise au fond à désacraliser une pure croyance religieuse, puisque comme il le dit d’emblée : “La croissance est la religion du monde moderne”. Elle est “l’élixir qui apaise les conflits, la promesse du progrès indéfini”. L’enjeu de la réflexion de Daniel Cohen consiste à nous dégriser et à déconstruire cette fausse promesse, sans pour autant renoncer au désir infini qu’elle charrie : une société plus juste, à défaut d’un monde plus riche. “Il faut admettre que la croissance matérielle s’éloigne, et essayer de s’engager dans cette ère nouvelle de bonheur (psychologique, immatériel), parier que le progrès tout court n’est pas devenu une idée morte”, écrit l’auteur.

Partager cet article

Repost 0