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Auteurs Sylvain Catherine, Augustin Landier et David Thesmar

Résumé
Cette étude Marché du travail : la grande fracture analyse les tendances de long terme qui, depuis trente ans, modèlent notre marché du travail. S’appuyant sur les données de l’Enquête Emploi publiée chaque année par l’INSEE, elle aboutit à un constat simple : le marché du travail français

subit depuis 30 ans un formidable choc inégalitaire. Sous l’effet du progrès technologique, les emplois automatisables des services et de l’industrie ont disparu, induisant une forte polarisation du marché du travail entre d’une part, les métiers très qualifiés dont la productivité a été décuplée par les nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC) et d’autre part, les emplois de service, plus précaires et moins bien rémunérés. Aux États-Unis, au Royaume-Uni ou en Allemagne, cette entrée dans la société post-industrielle s’est traduite par une hausse des inégalités de revenu et une faible incidence sur le chômage. En France, l’État a cherché à contenir cette montée des inégalités, générant comme effet pervers un chômage de masse concentré sur les plus faiblement qualifiés.

Analysant la polarisation induite par le progrès technologique entre les métiers très qualifiés, d’une part, et les emplois de service, plus précaires et moins bien rémunérés, d’autre part, cette étude interroge les conditions de la création d’emplois dans une économie post-industrielle.

Depuis 30 ans, notre marché du travail subit un formidable choc inégalitaire lié à la transformation de notre économie sous l’effet des nouvelles technologies. Cette transformation induit une polarisation du marché du travail qui contraint la population la moins qualifiée à basculer vers des emplois de services plus précaires et moins rémunérés. Cherchant à contenir la montée des inégalités de revenus, l’Etat a généré en France un chômage de masse concentré sur les plus faiblement qualifiés. Mais le chômage de masse n’est pas une fatalité et l’économie de services n’est pas une économie sans emplois.

Depuis 30 ans, notre marché du travail subit un formidable choc inégalitaire lié à la transformation de notre économie sous l’effet des nouvelles technologies. Cette transformation induit une polarisation du marché du travail qui contraint la population la moins qualifiée à basculer vers des emplois de services plus précaires et moins rémunérés. Cherchant à contenir la montée des inégalités de revenus, l’Etat a généré en France un chômage de masse concentré sur les plus faiblement qualifiés. Mais le chômage de masse n’est pas une fatalité et l’économie de services n’est pas une économie sans emplois.

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