Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Le ministre des finances et des comptes publics et le ministre de l’économie, du redressement productif et du numérique ont présenté une communication relative à la situation de l’économie. Après avoir reculé pendant six trimestres consécutifs, entre la fin 2011 et le début de l’année 2013, l’activité économique en zone euro, qui commençait à se redresser depuis un an, a marqué le pas au deuxième trimestre 2014 (+0%, après +0,2% au 1er trimestre). Même si les situations des Etats membres restent très hétérogènes, le dynamisme de l’activité se révèle globalement en deçà des attentes : l’activité a accéléré en Espagne et au Portugal (+0,6%), pays dont le niveau d’activité est encore très inférieur à celui d’avant crise ; elle a reculé en Allemagne (-0,2%) et l’Italie est à nouveau en récession (-0,2%, après -0,1%). A l’inverse, à l’extérieur de la zone euro, les Etats-Unis et le Royaume-Uni connaissent une franche reprise de leur activité. En dépit des décisions prises en juin par la Banque centrale européennes (BCE), l’inflation en zone euro ne s’est élevée qu’à +0,4% en juillet, très en deçà de la cible de la politique monétaire et à son plus bas niveau depuis fin 2009, prolongeant encore le ralentissement à l’œuvre depuis début 2012. Cette situation, inédite en Europe, n’est pas sans conséquence sur la capacité des Etats à corriger leurs déséquilibres économiques et budgétaires. Avec deux trimestres de croissance zéro, l’activité en France ne devrait finalement pas progresser de plus de 0,5% cette année. L’inflation y est également très faible (+0,5% en juillet). La conjonction d’une activité atone, en France et en Europe, et d’une inflation très faible pèse sur les recettes publiques et donc, in fine, sur les comptes publics, malgré une maîtrise des dépenses de l’Etat.

Le Gouvernement, lucide et transparent sur la situation, est déterminé à maintenir le cap des réformes prévues pour redresser notre économie. Le Pacte de responsabilité et de solidarité, voté par le Parlement, se déploiera pour redonner aux entreprises françaises les marges perdues entre 2007 et 2012. Il leur appartient désormais de se saisir de cette opportunité pour innover, investir et embaucher. Le plan d'économie de 50 Mds€ sera mis en œuvre, dont 21 Mds€ dès 2015, afin de permettre l’assainissement des comptes publics. Dans le même temps, les réformes seront poursuivies pour renforcer notre économie en profondeur : la simplification de la vie des entreprises, la réforme territoriale et la lutte contre les monopoles indus pour redonner du pouvoir d'achat. La France mènera les réformes nécessaires pour renforcer durablement son économie. De son côté, l’Europe doit agir fermement en adaptant ses décisions à la situation particulière et exceptionnelle que connaît notre continent.

Partager cet article

Repost 0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :